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Séquelles imputables à l’accident et indemnisation des préjudices

8. Paraplégie et tétraplégie : indemnisation vitale pour un nouvel avenir

Heureusement, les types de blessures au cou et, par extension, aux vertèbres et à la colonne vertébrale n’ont pas toutes pour conséquence une paraplégie ou une tétraplégie qui donnent lieu à des indemnisations très élevées. De l’entorse cervicale nommée familièrement « coup du lapin » à la quadriplégie irréversible, en passant par les fractures des vertèbres : l’appréciation médicale est fondamentale. Et face aux séquelles pernicieuses d’atteintes aux vertèbres qui cachent un grave traumatisme pouvant s’aggraver dans le futur, experts et avocats doivent souvent se battre contre les assureurs pour faire reconnaître la gravité de l’état de santé des victimes.

8.1. Coup du lapin et fracture de vertèbres

Lorsque la tête se déplace de façon inattendue et brusquement, le mouvement peut causer des traumatismes aux tissus mous de la colonne vertébrale, et, notamment des douleurs du rachis cervical.
La cause la plus fréquente de la blessure dite du « coup du lapin » est l’accident de la route – notamment chez les passagers qui sont surpris par un freinage brutal et les conducteurs dont le véhicule est heurté par l’arrière -. Parfois, les séquelles mettent du temps à se développer.

Les études sur le coup du lapin ont prouvé que le mal de tête peut persister pendant une année. Dans un certain nombre de cas, les séquelles sont invalidantes à vie : la prudence est de mise avant d’accepter les propositions de l’assureur.

On ne répètera jamais assez qu’après un choc ou une chute, il est primordial de faire reconnaitre rapidement vos douleurs par un médecin, à l’appui d’un Certificat Médical. D’autant que les souffrances de ce fameux coup du lapin, peuvent cacher des fractures de vertèbres. Une fois diagnostiquées à l’appui de radiographies, ces fractures donneront lieu à des indemnités compensatrices.
Mais si une victime de douleurs récurrentes des cervicales n’a pas fait constater médicalement son accident, elle ne pourra pas prouver aux assureurs que la cause de ses blessures est bien une conséquence de cet événement. Sans cette imputabilité, il est impossible d’obtenir l’indemnisation de son préjudice.

Et comme pour toutes les séquelles d’accident corporel qui ne laissent pas de traces péremptoires au niveau radiographique, il faut se faire aider par des experts de la réparation du préjudice corporel. Car les médecins des assurances sont peu enclins à considérer des douleurs qui ne sont pas médicalement explicables. Ils considèrent que la victime est guérie et ne lui attribue aucun DFP. Or, s’il est rare que le taux de DFP – Déficit Fonctionnel Permanent –  octroyé par les médecins experts suite à un coup du lapin – dépasse les 3 à 5%, il est, cependant, fondamental d’en obtenir un. Si, en effet, dans l’avenir, vous souffrez du dos, vous ne pourrez relier cette souffrance corporelle à votre accident antérieur, vous privant ainsi de revenir en aggravation.

Face à ces préjudices corporels « litigieux », une victime de coup du lapin a intérêt à prendre conseil auprès de nos experts au 09.67.43.73.24

8.2. Paraplégie et tétraplégie

Pour la grande majorité, ces handicaps majeurs sont causés par un choc violent, comme dans un accident de voiture. Les vertèbres se déplacent et provoquent un écrasement ou un cisaillement de la moelle épinière. Une lésion basse entraîne une paralysie des membres inférieurs et une lésion haute une paralysie des 4 membres – tétraplégie ou quadriplégie -. La moelle épinière n’envoie plus d’informations au cerveau et, malheureusement, c’est irréversible.

Après un long travail de récupération et d’apprentissage en fauteuil roulant manuel ou électrique, commence alors le dur combat de la vie après l’accident où tout est à réinventer physiquement, psychologiquement et socialement.

Ces victimes de lésions aussi graves et irrécupérables que sont les paraplégie et tétraplégie ne peuvent, ni ne doivent rester seules face aux compagnies d’assurance. Leur déficit fonctionnel étant permanent, leur vie passée entièrement anéantie, l’indemnisation devient vitale, surtout dans les cas où ils ne pourront plus jamais exercer d’activité professionnelle.

Sans une indemnisation conséquente leur permettant de se réinventer une nouvelle vie, ces victimes sombrent dans le désespoir. La mise en place de solutions sur mesure pour l’autonomie et le confort des personnes à mobilité réduite est donc plus que déterminante. Avocats, experts et famille doivent tout mettre en œuvre pour qu’aucun poste de préjudice ne soit oublié ou minimisé. Chaque cas est particulier mais l’avenir est lié avant tout à l’accessibilité du logement et à l’acquisition d’un véhicule adapté qui permettront à la victime de ne pas revenir à l’état d’un enfant entièrement dépendant de son entourage.

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